Le jour où tu as rejoins les étoiles…

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Meya,

Jeudi le 20 Juillet 2017, 16h40… je te tenais la tête dans mes mains quand pour la dernière fois, nous nous sommes regardés au fond des yeux. Je n’ai pu retenir mes larmes. À cet instant précis mon coeur s’est arrêté quelques instants. Je venais de te perdre, toi mon amie, ce membre de ma famille des 6 dernières années. Quand la vétérinaire est sortie de la pièce pour nous laisser seules, assise par terre à tes côtés, j’ai verser toutes les larmes de mon corps en te tenant dans mes bras. Le temps c’était comme arrêté.

Jamais auparavant je n’avais pu ressentir cette vive douleur qu’est le deuil. Ce sentiment de vide infernal. Pour certains cela peut sembler ridicule, tu n’étais ”que mon chien” après tout, mais pour moi, tu étais plus. Tu étais un membre de notre famille, une amie, une confidente, une protectrice et une grande amie pour mes enfants (Petit Gus t’appelait même sa ”soeur”. Cette douleur ne s’explique pas, il n’y a pas de mots assez fort pour ce sentiment d’impuissance, de rage, de tristesse et de vide.

Dans les dernières semaines, je t’ai vu être beaucoup plus épuisée, beaucoup moins enjouée, perdre l’appétit et l’envie de jouer, je t’ai vu perdre cette lueur de joie dans tes yeux…je t’ai vu perdre le combat contre le cancer. Jusqu’à la fin tu as été forte et a continué à être la protectrice que j’ai connu.

J’ai toujours été à tes côtés, du jour où je t’ai adoptée le jour de ton 1er anniversaire, à ton dernier souffle. J’aurais toujours été là pour toi, comme tu as toujours été là pour moi.

Tu as toujours su quand je n’allais pas, même quand les autres ne le voyaient pas, tu as toujours su que j’étais enceinte avant que moi je ne le sache et tu me protegeais. Quand je rentrais à la maison avec un nouveau membre de la famille, c’était comme si tu l’avais toujours connu. Tu le protégeais déjà.   Tu as toujours été au premier rang devant les enfants, pour qu’ils ne leur arrive rien. Toutes les nuits pendant des années à dormir avec grande D pour la protéger des cauchermars, il n’y avait que toi capable de faire cela. Ta douceur et ton côté maternel était si fort, tu as enduré bien des niaiseries de la part des 3 enfants au fil du temps, sans jamais rien faire. Tu m’avertissais si quelque chose se passait avec les enfants et quand un inconnu était près de la maison.

Les soirs collées ensemble dans le petit divan de l’ancienne maison et ta façon de te coller quand même dans notre énorme divan, tes destruction de canapés frustrantes, mais dont ridicules et loufoques, nos marches, ta fougue, la fois où tu es venue avec nous dans un chalet hyper rustique dans la forêt et que tu ne voulait plus partir de devant le poele à bois, ta façon bien unique de te secouer en forme de ”U”, la forme que tu avais retrouvée après l’arrivée de ton amie Naya… tout de toi me manque énormément.

Quand je suis sortie de la clinique avec seulement ton collier dans les mains.. j’ai marché jusqu’à la voiture en automatisme, je ne me rappelle plus de rien, mon coeur venait de briser en mille morceaux. À la maison, de revenir sans toi fut un grand choc pour Naya. Elle t’a longuement attendu près de la porte, dans l’espoir que tu revienne. Je l’ai vu, elle si enjouée, sombrer dans la tristesse, perdre l’appétit et ne plus avoir envie de jouer. J’ai pleurer à chaudes larmes quand j’ai accroché ton collier dans l’entrée et que le bruit des médailles à fait accourir Naya.. elle était remplie de joie, elle était sûre que c’était toi…Tu nous manque à tous.

Le dernier jour avec toi il fesait si beau, quand l’heure du rendez-vous est arrivée, il fesait si noir, nombre et le tonnerre grondait. Je suis sortie… le ciel était bleu, les oiseaux chantaient. Le lendemain matin, en me levant, j’ai demander à la vie de m’aider à surmonter ma peine… quand j’ai regardé dehors, le ciel était d’un rose éclatant, les oiseaux chantaient et il y avait tout plein de geais bleus. J’espère que c’était toi qui tenait à me dire que maintenant tu étais mieux, loin de la douleur et de la maladie, tu es enfin libre.

Il n’y a pas un instant qui passe où la culpabilité ne me ronge pas. Je me sens si coupable. Bien que je sache que tu n’étais plus capable et que je pouvais le lire au travers tout ton être, je suis incapable de me pardonner de t’avoir apporter vers ton dernier repos. Chaque jour je regarde le portrait que j’ai peins de toi et mes yeux se remplissent de larmes.

En 7 ans de vie, tu as été la source d’un nombre infini de sourires et de bons moments. Tu as été non pas seulement le meilleur chien qui soit, mais une vraie amie. J’espère du fond du coeur que d’où tu es, tu es enfin libre de souffrance et je suis sure que tu veilles toujours sur nous.. comme tu l’as toujours fais.

Le ciel brille maintenant beaucoup plus grâce à ton étoile…

*

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Meya

26 Juin 2010 – 20 Juillet 2017

*

À bientôt!

3 thoughts on “Le jour où tu as rejoins les étoiles…

  1. Ton texte m’a tellement touché. Ma grosse patate était unique au monde. Elle restera toujours dans nos coeurs. Je suis certaine qu’elle veille encore sur vous tous. ❤

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  2. Pingback: MinsGame Juillet 2017, la rétrospective

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