Le vélo, source de fierté

 

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Hier, deux coeurs se sont remplis de fierté et de joie, celui de ma grande D et mon coeur de maman.

Ce fut la première fois en 6 ans et demi que ma grande fille fait du vélo plus que 15 secondes. Elle s’est assise et est tout simplement parti. En fait, cette petite balade est vite devenue une longue promenade de 2 heures dans les rues de mon quartier et dans le parc.

Pour mettre en contexte, elle est non seulement autiste, mais a des retards moteurs et autres particularités moteur (par exemple de la sévère hyperlaxité ligamentaire, de la difficulté de coordination etc). De plus, elle ne fait jamais quelque chose si elle n’est pas convaincue de le réussir parfaitement. Quand elle était petite, elle n’avait jamais essayer de marcher. À 18 mois, elle s’est levée et a traversé la maison sans jamais s’arrêter. Avec elle, c’est toujours ainsi, que ce soit pour parler, marcher, la propreté, manger, utiliser un objet, le vélo etc, elle le fait quand ELLE sait qu’elle est prête. Je n’ai jamais mis et ne mettrais jamais de pression sur aucun de mes 3 enfants. Je prone la liberté et le respect du rythme propre à chacun. Depuis la première fois où elle a demandé de faire du vélo, elle est peut être embarquée dessus… 3 fois. En fait, nous avons même du changer de vélo puisqu’il était devenu trop petit sans même qu’elle en fasse. Cette fois, il est encore très limite. Au printemps, elle est bien heureuse de savoir qu’elle pourra aller se magasiner un grand vélo de son choix et à sa taille.

Dimanche après midi, nous étions dehors. Elle a demandé à papa de lui sortir son vélo. Il a monté le siège et gonfler les pneus. Je ne l’avais que rarement vu aussi motivée de faire quelque chose. Le lendemain, à l’instant où elle s’est assise, elle est partie et ne s’est pas arrêté.

Elle criait de joie dans la rue!! J’ai du essuyé quelques larmes de joie. Ce n’est pas l’acte de faire du vélo qui me touche profondément (après tout, je n’en fais même pas moi-même, je suis trop stressée. J’ai appris à son âge, ensuite j’ai réappris à 22 ans pour ne plus en avoir refait depuis, juste y penser, j’ai le coeur qui palpite et je deviens stressée) , mais de la voir réussir, de voir ses yeux brillants de fierté, son grand sourire et de l’entendre parler tout haut (à elle-même) comme quoi elle a enfin réussi et qu’elle se trouve bonne.

Elle roulait à la perfection! Que ce soit les tournant, de monter des petites pentes, d’arrêter aux coins de rue, de surveiller les voitures… c’est comme si elle en avait toujours fait! Au parc, elle a tenu à pratiquer ses virages dans le terrain de basketball. Je me suis assise plus loin et je l’ai simplement admiré, sourire aux lèvres et le coeur rempli de fierté. Elle chantait une chanson inventée de toutes pièces au sujet de savoir faire du vélo.

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Pour l’instant, elle a des petites roues pour l’aider. Elle le dit elle-même : ”Quand je serais vraiment bonne, papa pourra les enlever.. mais pas tout de suite!” 

Aujourd’hui au parc, un petit garçon d’un an plus jeune s’est moqué d’elle puisqu’elle est vraiment grande (elle porte du 10-12 ans à 6 ans et demi) et qu’elle a des petites roues sur son vélo. Il disait que ce n’était que les ”bébés” qui avaient des vélo comme ca et que lui était bien meilleur qu’elle. J’étais tout près et j’ai pu voir son sourire disparaître… Mais au moment où je m’y attendais le moins, elle lui a répondu : ”Et après? Moi j’ai des roues pour m’aider et je suis pas un ”bébé”, je suis grande. ” Le petit garçon ne savait plus quoi répondre, il s’est même excusé et ils ont joué ensemble (avec petit Gus aussi). Non seulement elle n’avait pas laisser les paroles blessantes l’atteindre en profondeur, mais elle s’était affirmée. J’étais vraiment fière d’elle. Je tiens tellement à ce que ses différences (et cela est valable pour mes 2 autres enfants aussi) ne soient pas perçues comme des défaults, mais simplement comme une partie de qui elle est.

Ces deux derniers jours, j’ai été frappée par le fait que ma radieuse et unique grande fille grandissait, ce n’était plus une toute petite fille. Je suis si fière d’elle, et pour tout ce qu’elle est. Hier soir, quand elle s’est couchée, je l’ai prise dans mes bras (qu’elle se laisse rarement faire) et je lui ai redis à quel point elle pouvait être fière d’elle. Elle peut déplacer des montagnes si elle le veut, suffit de toujours croire en elle.

Ma grande D, mon petit bébé miracle, unique et colorée, tu es pour moi une inspiration.

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N’oubliez pas de dire à vos enfants que vous êtes fiers d’eux, qu’ils sont bons et qu’ils peuvent tout accomplir. Soyez à leurs côtés pour partager leur fierté!

À bientôt!

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