Ce bleu qui n’a pu briller…

Au travers le chaos des dernières semaines, des milliers de visages ont été oubliés. Des hommes, des femmes, des adultes, des adolescents et des enfants qui ont tous un point en commun… l’autisme.

Cette année, le mois d’avril, mois de l’autisme, a pratiquement été oublié, noyé sous des vagues d’inquiétudes par une société qui avait et qui a toujours qu’une seule chose en tête. Ce mois dédié à briser les préjugés et à faire rayonner tous ces visages est passé sous silence. Ces mêmes visages ont non seulement été oubliés, ils ont également vu leur vie de faire mettre sens dessus dessous. Des repères et des routines brisées, beaucoup d’inquiétudes, la perte de ressources et de soutien, beaucoup de soucis que ce soit pour eux ou pour les gens autour d’eux, du stress et de la tristesse.

Dans une société où les préjugés ont la vie dure, tous ces visages n’ont pas eu la chance de briller et de montrer à quel point ils sont uniques, extraordinaires et qu’ils ont eux aussi de la valeur. Certains ont des dons extraordinaires, d’autres ont de la déficience intellectuelle, certains ont de grands défis à surmonter, d’autres en ont moins, certains sont intravertis et très renfermés sur eux-mêmes, d’autres sont plus extravertis et aiment la compagnie des gens, certains se blessent, d’autres non, certains détestent les contacts physiques, d’autres adorent les câlins… la liste pourrait continuer bien longtemps. Tout comme pour les autres visages de notre société, ils sont tous uniques.

Tous ces visages doivent être vus comme les égaux des autres. Comme a toujours dit Temple Grandin, ils sont différents, mais pas moins. Tous ces visages doivent être vus comme des êtres humains, avec des sentiments, des besoins, des intérêts et des défis. Passez par-dessus les comportements différents et ouvrez votre coeur. Ces visages, ils sont tout autour de vous, parfois même sans que vous ne vous en rendiez compte.

Ces visages sont nos enfants, nos frères et soeurs, nos amoureux, nos parents, nos amis, notre famille, nos voisins, nos collègues, les gens de notre ville…

L’acceptation n’est pas le but à atteindre.

Je rêve plutôt du jour où les gens cesseront d’avoir un regard différent sur tous ces visages.

Je rêve du jour où ces visages aussi pourront briller tous les jours de l’année.

 

 

 

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